Poulpe terrestre
Un huit tatoué Sur un front où l'infini Se sent bafoué.
La vie qui sommeille. Os dessoudés, muscles flous. Poils dans les oreilles.
Des lumières noires Chutent sur des devenirs En forme de poires.
Plus le ciel est rude, Plus il fait vent, pluie et froid, Plus il se dénude.
Chandelles et pommes. Comme un besoin de chaleur. C'est l'autome, en somme.
Si murines vitres. Des rats poussent dans mes yeux. Un ciel couleur huîtres.
Un ange m'aborde. Je m'arrête de chanter, Mes doigts sur les cordes.
Un bruit... Mais qui est-ce... Et le silence est monté Dans la froide pièce.